Compte-Rendu du Café Jaurès du 6 Septembre 2016 « Ecole Laïque et Citoyenneté selon Jean Jaurès » par Yali MENG

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          «  Ecole Laïque et Citoyenneté selon Jean Jaurès »

par Yali MENG

Doctorante Chinoise en 4ième année de thèse,

dirigée par Messieurs Patrick CABANEL

Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes

et Yunshang XIAO

Professeur à l’Université des Etudes internationales de Shanghaï

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Dans un français parfait, Yali Meng nous a exposé sa rencontre avec Jean Jaurès lors des recherches menées pour sa thèse intitulée « Education Civique et Morale à l’Ecole Laïque en France des débuts de la troisième république à la veille de la première guerre mondiale ». Après une présentation des études sur Jean Jaurès et ses idées, vues de Chine, Yali Meng évoque la conception actuelle de l’éducation en Chine (toujours très liée au Marxisme) puis rappelle le contexte historique de l’école laïque en France.

L’intervenante s’interroge d’abord sur les principes républicains de l’éducation nationale concernant la question religieuse, la « neutralité selon Jaurès» et la mission première de l’école : apprendre aux enfants « la valeur supérieure de la conscience, de l’esprit et de la liberté » mais aussi élever « les raisons et les âmes pour qu’elles puissent se livrer selon leurs préférences à tel ou tel des courants religieux qui passent dans les hauteurs. Les croyances diverses seront alors comme autant de fleurs sacrées ayant leur racine commune dans une même liberté ».

Se pose ensuite la question de la morale à enseigner aux enfants. Alors que l’enseignement de la religion est confié aux ministres des cultes, les instituteurs s’occupent « des éléments de la science et de la morale ». C’est l’enseignement moral qui donne un sens et de la valeur à l’enseignement civique. Quelle morale est alors défendue par Jaurès ? Une morale laïque, humaine, fondée sur « la pure idée du devoir » et reliée à la justice pour tous.

Pour y parvenir les instituteurs doivent être « les libres serviteurs du devoir » et donner les raisons les plus hautes de l’enseignement moral : éviter de réduire « les prescriptions morales » aux « recettes d’utilité » et faire sentir aux enfants cet être d’idéal qui est l’homme lui-même. L’instituteur doit donc avoir l’esprit libre, conserver la probité et l’étendue de son propre esprit. L’enseignement ne doit être ni sectaire, ni tendancieux mais exigeant et méthodique reposant sur une méthode surtout positive et éviter de cacher aux enfants une partie des faits. L’instituteur doit être pénétré de tout ce qu’il enseigne pour parler aux enfants « des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine ».

Pour Jaurès, l’enfant est avant tout l’homme en devenir soit un être idéal. L’éducation forme l’enfant à la liberté, liberté de conscience et de pensée. Les citoyens émancipés constituent un facteur important de la démocratie sociale. Ainsi, les questions d’éducation, la question religieuse sont-elles une question sociale.

 

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Nouvel article dans la biographie de Jaurès

 

Chapitre II

 

La formation d’un intellectuel 1876-1881, Quartier latin, Paris

 

À la génération précédente, les étudiants venus de Castres étaient montés à Paris en diligence. En 1876, ils peuvent prendre le train ; cette année-là est aussi la date de l’invention du téléphone par Graham Bell. La Commune de Paris a été écrasée dans le sang à peine cinq ans auparavant. Le mot « république » a été inscrit dans la Constitution en 1875 seulement, mais le président de cette Troisième République est le royaliste Mac Mahon, un maréchal de l’empereur déchu.

La période 1876-1881 de la vie de Jaurès est connue principalement par deux séries de lettres. De Paris, l’étudiant correspond avec …

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une nouvelle rubrique avec Rémy CAZALS

Comme le proposent d’autres supports, ce blog inaugure une rubrique avec notre ami contributeur Rémy CAZALS , qui proposera chaque mois un article développant la vie de Jean Jaurès, une opinion, un avis, un paradoxe et une rétro-prospective sur des enjeux susceptibles d’intéresser notre association et les lecteurs de ce blog.

A priori les articles de cette rubrique devraient avoir pour objectifs soit de lancer une réflexion, voire un débat, soit d’y ouvrir de nouveaux champs de recherche avec vous tous qui régulièrement consultez ce site.

Vos réponses, vos opinions devront être clairement argumentées, construits avec rigueur, et feront l’objet d’une évaluation normale. Les évaluateurs et le comité de rédaction veilleront à maintenir un niveau d’exigence élevée pour les réponses et commentaires qui seront censés répondre à l’article de Rémy Cazals avec clarté, dans un cadre intellectuel rigoureux, en développant l’argumentation retenue, en décrivant les implications et les éventuelles évidences empiriques

à vos plumes !

Commémoration de la mort de Jean Jaurès à Toulouse

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Mot de René LLORET secrétaire général
de l’association  » Les Amis de Jaurès à Toulouse »

 

Monsieur le Président du Conseil Départemental

Monsieur le Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste

Mesdames et Messieurs les élus

Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse vous remercient de les avoir conviés à cette commémoration.

Veuillez excuser notre Président Rémy Pech qui ne peut être des nôtres puisqu’absent de Toulouse.

Au nom du Bureau, du Conseil d’Administration de l’association « Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse », je peux vous dire combien cet instant de mémoire revêt une double dimension :

Tout d’abord notre pensée se tourne vers Jean Jaurès, lâchement assassiné le 31 juillet 1914.

Ce grand homme nous parle, dans l’actualité cruelle que nous vivons, où les actes barbares touchent notre société démocratique, une société dont il faut préserver à tout prix la fraternité et l’intégrité.

Ensuite c’est avec une profonde émotion que nous avons une pensée toute particulière pour le Président Fondateur de notre association, Jean-Jacques Rouch, qui nous a quittés, il y a un peu plus d’un mois.

En ces temps troubles que notre pays traverse et où le monde est touché au plus profond de lui-même, nous réaffirmons notre lutte sans merci contre l’intolérance, contre le fanatisme, contre tout intégrisme d’où qu’il vienne.

Oui, les valeurs de Jean Jaurès, cet apôtre de la paix, prennent une réelle résonnance aujourd’hui.

Oui, nous continuerons à nous battre pour la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité.

Tel est le sens de notre existence et le sens que nous donnons à notre engagement associatif.

Nous sommes citoyens français,

Nous sommes citoyens européens,

Nous sommes citoyens du monde,

Alors, soyons, à la hauteur des enjeux et préparons une société plus juste, plus humaine, plus douce, pour toutes les générations futures.

Je vous remercie.

un homme une histoire