Arrêt sur images : Colloque Jean Jaurès et le droit des femmes.

 

C’est le samedi 2 décembre 2017 que s’est déroulé notre colloque annuel dédié à  » Jean Jaurès et le droit des femmes  » .

Les mots de bienvenue :

Rémy PECH

Président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse

Jean Luc MOUDENC

Maire de Toulouse

  Julie ESCUDIER

Conseillère Déléguée Egalité Femme-Homme

 

La lutte contre les violences faites aux femmes est toujours un sujet brûlant d’actualité et les inégalités hommes-femmes demeurent, hélas .

Afin de situer la pensée jaurésienne dans le contexte de son époque où les congrégations féminines connaissent un prodigieux essor et où les femmes sont considérées comme les gardiennes de la foi catholique , mais où apparaît la Libre Pensée , plusieurs éminents spécialistes , historiens , avocate , professeurs , écrivains , artistes . . . se sont succédés à la tribune .

Présidence de séance & Introduction au colloque  :

Sylvie CHAPERON, Professeure université Toulouse Jean Jaurès.

 Marion FONTAINE, Professeure université d’Avignon.

Intervenants & Intervenantes :

Gilles CANDAR, Président de la Société d’Etudes Jaurésiennes.

« Jaurès et le droit de suffrage féminin ».

 

Jacqueline LALOUETTE, Professeure émérite, université de Lille.

« Les femmes, l’Eglise Catholique et la Libre Pensée en France au début du XXème siècle ».


Martine REY, Professeure ESPE, université Toulouse Jean Jaurès.

« Une séparation : destin d’Eugénie, femme au temps et sur les terres de Jaurès ».

 

Luce VAN TORRE, écrivaine et éditrice.

« Louise Grouès, alias Héra Mirtel, une militante féministe au début du XXème siècle ».


Sophie PENNARUN, Avocate.

« Violences faites aux femmes, un sujet toujours d’actualité ».

Rémy CAZALS, Professeur émérite, université Toulouse Jean Jaurès.

« Jaurès, défense de la classe ouvrière, défense des ouvrières ».


Jean Louis ESCUDIER, Chargé de recherche,

CNRS et université de Montpellier.

« Les Femmes et la vigne au temps de Jaurès ».

Christine BARD, Professeure université d’Angers.

« Perspectives socialistes sur l’amour et le mariage au miroir du féminisme (France, début XXème siècle).

 

Autant d’interventions qui ont passionné le public venu nombreux .

Ce 2 décembre fut une belle journée dans la plus pure tradition Jaurésienne d’amitié et de fraternité .

Les Point Nommées nous ont émus par leur lecture théâtralisée

du texte « Besame Mucho de Gracia Morales »

(Caroline – Isabelle – Noémie)

 

 

 

 

 

Arrêt sur images : Café Jaurès du 7 novembre 2017

                                     DE MEMOIRE   ET   DE   PAIX

                                      Par  Emmanuel DELANDRE

                                      Journaliste – Auteur – Photographe

 

Ce café Jaurès du 7 novembre 2017 a débuté par un hommage à notre jeune ami de Jean Jaurès Léo Luçon , étudiant à l’institut d’ études politiques de Toulouse , décédé brutalement . L’hommage , suivi d’une minute de silence , a été rendu par son collègue et ami , Jonathan Barbier .

 

En préambule à sa présentation , Emmanuel Delandre rappelle le terrible bilan de la première guerre mondiale :

1,4 million de soldats Français tués .

9,6 millions toutes nations confondues .

Pour la France il s’agit de :

16 % de ses mobilisés

10 % de sa population active

3,4 % de sa population totale .

Dans ce contexte , les monuments répondent d’abord à un mouvement spontané . Des moments de recueillement sont respectés , le plus souvent à l’initiative des anciens combattants .

Puis est votée la loi du 25 octobre 1919 qui incite les municipalités à ériger des monuments .

Il existe un préjugé tenace selon lequel les monuments sont patriotiques . A dire vrai , la réalité est à la fois plus neutre et plus contrastée , voire complexe .

Le plus souvent , le monument aux morts est neutre . Il existe quelques monuments bellicistes , revanchards , mais ils sont minoritaires . Le monument neutre , le plus répandu , est souvent constitué d’un obélisque surmonté d’un coq ou d’un buste de soldat , de la liste des noms et d’une inscription .

L’ambivalence de certains monuments tient parfois au rôle uniformisateur des fonderies d’art .

Les monuments qui condamnent explicitement la guerre sont très rares : une cinquantaine en France , soit moins de 0,5 % . Les monuments les plus ambivalents ont une statuaire qui semble condamner la guerre par des figures de deuil ( veuves et orphelins ) mais qui s’appuient aussi sur la représentation de soldats fusillés . Par exemple le monument de Joyeuse dans l’Ardèche ( un couple qui pleure son fils ) ou celui de Presles-et-Boves ( un grand père et son petit fils se recueillant sur la tombe d’un soldat ) .

Les enfants ont subi la guerre et vu leur vie bouleversée . Pour éveiller les consciences , la statuaire pacifiste a utilisé veuves et orphelins . Le sculpteur Paul Dardé réalisera ainsi plusieurs monuments aux morts dont le plus connu est celui de Lodève . Est représenté le deuil des familles ( une femme agenouillée , 2 orphelins debout) mais également la Nation symbolisée par 4 femmes ( classes sociales ou années de guerre ? ) . On peut également citer les Pleureuses Bretonnes ( bigoudène de Penmarch dans le Finistère réalisée par René Lenoir ) , les Pleureuses du Nord ( monuments de Somain et des Lilas réalisés par Félix-André Desruelles ) et la Pleureuse d’Assat ainsi que celle de Sauveterre de Béarn , toutes deux œuvres du Palois Ernest Gabard .

En ce qui concerne les soldats , les monuments pacifistes veulent  traduire leur souffrance et leur sacrifice inutile . On les représente terrassés par une balle ou un éclat d’obus . Ces soldats de douleur , les monuments pacifistes en font des héros de la paix .

Le pacifisme des monuments ne repose pas uniquement sur des symboles et sur des allégories . Il s’appuie aussi sur les mots pour dénoncer l’absurdité et l’horreur de la guerre , contestant ainsi sa légitimité . Ainsi , sur le monument de Sainte Savine a été gravée l’inscription :  » Guerre à la guerre  » et le monument est dédié  » aux enfants victimes d’une société imparfaite « .

De nos jours , les monuments condamnant la guerre sont encore regardés d’un œil suspicieux et les débats se poursuivent entre ceux qui maudissent la guerre et ceux qui veulent faire la guerre pour préserver la paix .

Cas particulier des hommages à Jean Jaurès :

  • Monument de Carmaux : en plusieurs endroits du monument se trouvent des citations de Jean Jaurès , député de Carmaux de 1893 à 1898 et de 1902 à 1914 .  » Toute diminution de la France serait une diminution de la pensée libre  » et  » l’affirmation de la paix est le plus haut des combats « .
  •  Monument de Mazaugues dans le Var qui comporte 2 citations de Jean Jaurès et d’Anatole France .
  • Le monument à Jean Jaurès de Dôle dans le Jura est une contribution à la célébration de la paix :  » J’ose dire avec des millions d’hommes que la grande paix est possible » .

Après de nombreux échanges entre Emmanuel Delandre et l’assistance il est mis un terme à la conférence .

 


De : rene.lloret@free.fr <rene.lloret@free.fr>
Envoyé : jeudi 9 novembre 2017 16:40

Arrêt sur images : Café Jaurès du 24 octobre 2017

 « ECRIRE UNE BIOGRAPHIE DE JEAN JAURES « 

par Rémy CAZALS

Professeur émérite Université Jean Jaurès de TOULOUSE

L’objectif principal de Rémy Cazals , concernant cette biographie, est  qu’elle soit accessible à un large public .

Elle se divise en 4 grandes parties :

  •  Jaurès et sa région
  • Donner la parole à Jaurès
  • L’évolution de la pensée de Jaurès
  • Ses combats pour l’humanité

JAURES et sa région

Jean Jaurès est un languedocien , né à Castres sous le second empire . Ses parents s’adressaient toujours à lui en français mais le languedocien est sa langue d’enfance .

Il sera professeur agrégé de philosophie à Albi , puis deviendra citoyen adoptif de Toulouse de 1883 à 1885 , puis de1889 à 1892 .

Aux élections de 1889 il se présente dans sa ville natale de Castres , mais il est battu ( majoritaire dans les villes à l’exception de Castres , minoritaire à la campagne ) . En 1893 il sera élu au premier tour . Après un échec en 1998 il sera réélu en 1902 , 1906 , 1910 et 1914 . Le grand ennemi de Jean Jaurès au cours de cette période sera le baron René Reille , monarchiste , dont tous les membres de la famille sont élus . Leur position : contre l’éducation , contre les grèves et contre les lois sociales . La devise de leur famille est gravée au fronton de la mairie de Saint Amans-Valtoret :

 » Dieu , Patrie , Liberté « 

Donner la parole à JAURES

Grâce aux sources .

Les écrits :  » Les Preuves « , livre consacré à l’affaire Dreyfus .

                     » L’Armée nouvelle « .

                       Les articles parus dan La Dépêche , puis , à partir de 1904 , dans l’Humanité .

Les discours .

A noter que Jean Jaurès a souvent utilisé l’humour et l’ironie qui sont pour lui des armes de combat .

L’évolution de la pensée de JAURES

Jean Jaurès a parfois été présenté comme un républicain opportuniste , ce qui est faux .

Jaurès se voulait républicain sans autre étiquette .

Les combats pour l’Humanité .

Tout au long de sa vie Jean Jaurès a combattu pour la vérité et la justice , pour la classe ouvrière et contre l’exploitation coloniale ( au Maroc par exemple ) .

Après un échange nourri de questions-réponses entre Rémy Cazals et l’assistance , la conférence est close .

Arrêt sur images : Café Jaurès du 28 juin 2017

    L’Espagne :

  Son histoire : du Franquisme à la Démocratie.

Sa vie Sociale.

Son actualité Politique.

Lors de ce café Jaurès exceptionnel , Bartolomé Bennassar , Annie Thomas et Michel Bertrand ont successivement pris la parole . Rémy Pech, Président de séance …

En tout premier lieu Bartolomé Bennassar qui a évoqué la transition faisant suite au décès de Franco en 1975 . Cette transition a été menée sans erreurs graves . Et pourtant , il suffisait de lire la presse étrangère pour constater que le nouveau régime n’était pas crédité de grandes chances de réussite . . . Il s’agissait d’aller à la loi par la loi , le nouveau régime favorisant le vivre ensemble . Adolfo Suarez , ancien ministre de Franco , a bien compris que pour réussir il fallait aller doucement et que pour élaborer la Constitution ( de 1978 ) il fallait choisir avec soin les personnes qui en seraient chargées ; des personnes qui n’avaient pas forcément d’atomes crochus mais qui avaient compris qu’elles ne pouvaient pas échouer , pour l’avenir de l’Espagne . Cette Constitution ( acceptée par 80% de la population ) est toujours en vigueur . Elle présente cependant un problème de taille , l’impossibilité d’être amendée . Cette Constitution a permis à l’Espagne de vivre relativement en paix jusqu’à nos jours .

 

Annie Thomas a quant à elle traité du volet social et de la situation actuelle de l’Espagne .

L’adhésion de L’Espagne à l’Union Européenne lui a procuré des fonds importants . Mais le  » miracle  » économique espagnol a été mis à mal par la crise économique de 2008 et par une crise espagnole propre ( il y a eu des formes d’utilisation de l’argent  » facile  » qui ont mis les Espagnols en danger .)

En 2017 , on note un taux de chômage de 18% . La situation est beaucoup plus difficile qu’en France : 1 jeune sur 2 n’a pas d’emploi , 1 chômeur sur 3 n’a plus de prestations sociales , 1 million de foyers a tous ses membres au chômage et 50% des chômeurs sont des chômeurs de longue durée . Le rythme des licenciements se maintient à un niveau élevé et les nouveaux contrats sont essentiellement des CDD et de l’intérim .

Le système de santé n’a pas échappé aux coupes budgétaires : pas de travail , pas de couverture sociale .

Depuis 2009  , 1 million de jeunes Espagnols très qualifiés ont quitté leur pays .

La situation démographique est inquiétante , la population baisse depuis 2015 .

Les défis majeurs sont à présent la lutte contre la pauvreté et la lutte contre les inégalités .

 

Michel Bertrand enfin , nous a fait part des 2 préoccupations essentielles des Espagnols , à savoir le chômage et la corruption .

La corruption est un phénomène généralisé qui touche tous les partis sans exception et toutes les catégories sociales . Contre cette corruption , pas de manifestations sociales , pas de traductions politiques . Il y a eu cependant un changement au cours de ces dernières années . La violence de la crise de 2008 a provoqué un rejet de la classe politique : mai 2011 , apparition des  » Indignés  » ; janvier 2014 , naissance de  » Podemos  » qui rencontre un grand succès et emporte plusieurs grandes villes aux municipales . Mais aucun parti n’a la majorité aux élections législatives et 4 partis existent sans alliance possible .

Reste à signaler la question Catalane . En 2006 , accord sur la réforme du statut de la Catalogne . Mais en 2010 , le tribunal constitutionnel juge cet accord inconstitutionnel .

A l’heure actuelle il existe en Catalogne une véritable haine de Madrid . Un projet de référendum est en cours ( prévu pour le 4 octobre 2017 ) . La question posée est à peu près la suivante : voulez-vous que la Catalogne devienne une République et un état indépendants ? Mais le référendum est anticonstitutionnel !

La situation est comparable à 2 trains à grande vitesse qui foncent l’un vers l’autre .

 

La parole est ensuite donnée à l’assistance ( nombreuse ) et les intervenants se prêtent à une série de questions-réponses .

C’est donc à un café Jaurès de très haute tenue que nous avons pu participer pour clore cette année .

Rendez-vous en septembre et bonnes vacances à tous .

 

 

Arrêt sur images : « Les Amis de Jean Jaurès » dans le Narbonnais.

 

« Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse » …                                                          en vadrouille dans le Narbonnais …

C’est le samedi 20 mai dernier que notre association a organisé sa sortie annuelle : 40 participants se sont ainsi rendus à Narbonne où, grâce au récit et aux explications du Président Rémy PECH, ils ont pu revivre la Révolte des Vignerons Languedociens et Catalans de 1907.
Sortie placée sous le signe de l’amitié, de la convivialité, dans la plus pure tradition Jaurésienne.

    Notre président, notre guide …

 

Le groupe « en marche » …

 

 

 

  

           Le couvre-chef était de rigueur … « Chapeau bas » !


On fait la causette …

 


     

           Une pause café bien méritée …

 

     FERROUL                                        PECH                                      BLUM

Que de belles personnalités …


Catherine MOULIN (venue de Lyon) avec notre secrétaire …

         Notre trésorier veille au grain …

Rémy avec Jaurès …

A table c’est l’heure …

Un moment de « variétés » … Chants historiques …

Jean-Louis ESCUDIER

pour le pot de l’Amitié en guise de conclusion d’une journée bien remplie …

Un grand MERCI à vous tous et toutes pour ces moments de        FRATERNITE …

Café Jaurès du 18 avril 2017 : « Arrêt sur image »

Les déplacements de Jean JAURES en région lyonnaise


par Catherine MOULIN

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Lorsqu’on évoque les déplacements de Jean Jaurès en région Lyonnaise, on pense au fameux discours de Vaise, prononcé le 25 juillet 1914 dans un quartier populaire de Lyon, parce qu’il s’agit de l’ultime discours prononcé avant son assassinat le 31 juillet.
Mais Jean Jaurès a effectué 33 déplacements dans cette même région entre 1886 et 1914.

3 thèmes articulent cette conférence :

• La périodisation des déplacements de Jaurès.
• Le déroulement de ceux-ci.
• Le regard porté sur Jaurès par la presse locale.

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Entre 1893 et 1900, Jaurès, devenu député socialiste de Carmaux en janvier 1893, vient soutenir des ouvriers en grève dans la Loire. En 1993 et 1894 il soutient les métallurgistes puis les verriers en grève de Rive de Gier ; en 1895, des tisseurs. Il s’agit chaque fois de grèves qui posent le problème fondamental de la reconnaissance du droit syndical par le patronat.
Entre le 24 décembre 1899 et le 7 janvier 1900 Jaurès joue un rôle de premier plan dans le conflit des mineurs de la Loire. Chaque soir il rend compte des négociations aux mineurs.
Entre 1898 et 1900, Jaurès va se poser en Dreyfusard et en défenseur de la laïcité.
Dans le cadre de l’affaire Dreyfus il s’exprime à Lyon le 23 octobre 1898. En 1899, il évoque à 2 reprises l’affaire, à Grenoble en mai et à Valence le 30 octobre.
Au tournant du siècle, il mène la lutte contre le cléricalisme. C’est dans ce contexte qu’il participe à la fête du Denier des écoles de la ville de Lyon en novembre 1900.
Après 1900, le caractère proprement socialiste des déplacements de Jaurès s’affirme : meetings d’ouverture de congrès départementaux ou nationaux (PSF à Saint-Etienne en février 1904 , SFIO en 1909 , toujours à Saint-Etienne , en 1912 à Lyon).
Il intervient également dans des réunions lors des campagnes électorales.
Après 1900 Jaurès est devenu une personnalité politique de premier plan et est parfois reçu en grande pompe par certaines municipalités.

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Jaurès regroupe souvent ses interventions dans le cadre de petites tournées. L’arrivée de Jaurès est parfois très discrète, notamment lors des grèves. Le reste du temps le » protocole d’accueil  » est plus ou moins solennel. Il participe inévitablement à des vins d’honneur et des banquets. Parfois aussi à des cortèges et des manifestations (certaines d’entre elles peuvent être tout à fait spontanées, comme à Lyon le 23 octobre 1898).
Jaurès, passionné d’art et d’histoire s’autorise parfois une escapade récréative et culturelle.
Lors des réunions publiques dans quels lieux Jaurès s’exprime-t-il ? Dans des salles  » polyvalentes « , de concert, de spectacle, voire de sport (le cirque Rancy ou le Palais de Glace). Il s’exprime aussi dans les Bourses du Travail.
A l’exception des réunions de grévistes, les réunions attirent un public hétérogène. Après les chants d’ouverture (Internationale et Carmagnole le plus souvent), l’orateur prend la parole. Il parle entre 3/4 d’heure et 3 heures.

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Dessins et photos sont très rares dans la presse locale. D’où des descriptions dans les articles.
Silhouette et visage sont qualifiés de décevants dans la presse de droite.
L’image d’un comédien, d’un histrion est utilisée tant par la presse de droite que par les Guesdistes.
Sa voix, dans ces journaux, est jugée puissante, mais mauvaise, criarde.
Le style oratoire est aussi critiqué.
Dans la presse de la région lyonnaise qui lui est hostile, il est souvent présenté comme un intrigant, un arriviste, un profiteur de grèves.
Avec l’affaire Dreyfus puis les débuts du journal l’Humanité, l’accusation de corruption s’affirme.
Mais il existe une presse socialiste qui le présente comme un homme aux talents oratoires remarquables.
Certains articles sont empreints d’une véritable ferveur (« L’Eclaireur de Vienne » du 16 septembre 1909).

Les déplacements de Jaurès dans la région lyonnaise furent donc nombreux et reflètent une part importante de son activité politique.

Suit une série de questions-réponses avec l’auditoire qui met fin à ce Café Jaurès.

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Conférence d’Edgar MORIN

Merci aux nombreux amis de Jean Jaurès qui ont accouru jeudi dernier 4 mai à la conférence d’Edgar Morin, dans un amphi Cujas où se pressaient une foule d’étudiants . Soyez remerciés par cette image croquée par l’avisé René. Le sourire d’Edgar, éclairant sa face de vieux chaman, pour évoquer ses années de jeune résistant à Toulouse et Pechbonnieu puis définissant avec des mots simples et précis les enjeux cruciaux de notre monde bouleversé , et dégageant enfin les issues, la catastrophe irrémédiable ou la « voie » d’une société solidaire, attentive à chacun et porteuse d’amour. Edgar n’a pas omis de citer Jaurès, et nous nous en souviendrons pour l’inviter à notre tour.
Quel plaisir, quel réconfort, bien au-delà des sombres nuées d’une actualité heurtée et angoissante, un ciel bleu ! Merci Edgar !

Rémy PECH.

Café Jaurès : mardi 18 avril à 18 heures

Café Jaurès

Mardi 18 avril 2017 – 18 heures

Espace des Diversités et de la laïcité

38,  rue d’Aubuisson – Toulouse

Auditorium JJ Rouch

   
Catherine MOULIN

              Professeure agrégée au Lycée Edouard Branly – Lyon

   Lorsqu’on pense à l’activité politique de Jaurès, on évoque avant tout son activité à Paris (à la Chambre des députés, dans les locaux de l’Humanité, voire dans de grandes manifestations comme au Pré st Gervais en mai 1913), à l’étranger, ou bien alors on songe à l’enfant du Tarn, au député de Carmaux. Mais Jaurès sillonnait aussi la France en réponse à de multiples sollicitations.

Si on évoque sa présence dans la région lyonnaise (à savoir Rhône, Loire, Isère, Ain, Drôme, Hte Savoie), on pense essentiellement au fameux « discours de Vaise », prononcé le 25 juillet 1914, dans un quartier populaire de Lyon, parce qu’il s’agit de l’ultime discours de Jaurès en France avant son assassinat le 31 juillet.

Ce discours est en réalité révélateur d’une présence que l’on pourrait qualifier d’ « assidue » de Jaurès dans la région lyonnaise tout au long de sa vie politique : entre 1886 et 1914, il y est venu une trentaine de fois.

Mon propos s’articulera autour de 3 thèmes : une périodisation des déplacements de Jaurès replacée dans le contexte plus large de ses différents engagements politiques.

Nous verrons ensuite comment s’organisent et se déroulent concrètement les déplacements de Jaurès.

Une dernière partie sera consacrée à l’image que la presse locale donne de Jaurès.

Catherine MOULIN est l’auteure d’un mémoire de maîtrise intitulé : « Jean Jaurès, un missionnaire du socialisme : regards sur sa présence en région lyonnaise », réalisé sous la direction d’Yves Lequin, et soutenu en 1986 à l’Université Lumière Lyon 2 sous la présidence de Madeleine Rebérioux.

 

Entrée libre.

un homme une histoire