Café Jaurès du lundi 11 avril 2016 – 18 h « Marie-Louise et Jules PUECH Pacifistes et féministes dans les deux guerres mondiales »

Café Jaurès du lundi 11 avril 2016 – 18 h

Espace Diversité – Laïcité

38, rue d’Aubuisson – 31000 – Toulouse

« Marie-Louise et Jules PUECH
Pacifistes et féministes dans les deux guerres mondiales »

Par notre ami Rémy CAZALS
Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-II Jean Jaurès, il est à l’origine de nombreux écrits sur sa ville natale de Mazamet. Après avoir obtenu l’agrégation d’histoire en 1968, il a soutenu, en 1974, sa thèse de doctorat : Le mouvement ouvrier à Mazamet au début du XXe siècle (1903-1914) sous la direction de Rolande Trempé. Il travaille sur la mémoire populaire, l’histoire ouvrière et les guerres. Il est membre fondateur du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914–1918. Il est également membre du Comité Scientifique de la Mission Interministérielle du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. cazals

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« Marie-Louise et Jules PUECH
Pacifistes et féministes dans les deux guerres mondiales »

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Depuis 1976, la FAOL (Fédération audoise des œuvres laïques, Ligue de l’Enseignement) a publié de nombreux témoignages pour l’histoire. Les débuts ont été modestes : une petite machine offset et beaucoup de bénévolat. Puis nous avons réussi à intéresser à nos publications des éditeurs régionaux et nationaux ; nous avons même pu faire éditer en langues étrangères les textes du tonnelier audois Louis Barthas et du jardinier gardois Gustave Folcher. Le tout en lien avec des expériences pédagogiques et des réalisations audiovisuelles. Il ne peut être question d’en faire l’inventaire dans une conférence. Barthas est à présent si bien connu qu’on ne le reprendra pas ici. Mais on va mettre en valeur l’action de Marie-Louise et Jules Puech et leurs écrits dont l’intérêt est du niveau de ceux du tonnelier.

Les Puech, mariés en 1908, étaient des Tarnais montés à Paris. Marie-Louise apportait son féminisme et son extraordinaire dévouement ; Jules, ancien étudiant à la faculté de Droit de Toulouse, son pacifisme et son souci de retrouver les figures des pionniers du socialisme (Flora Tristan, les saint-simoniens, Proudhon). Ils ont adhéré à l’association des Amis de Jean Jaurès créée à Paris en 1916. Leur correspondance du temps de la Grande Guerre apporte des informations précieuses sur le front, la vie à Paris, l’action de la Ligue des droits de l’homme et des mouvements pacifistes.

Après avoir continué à militer pour la SDN et pour le suffrage des femmes, les Puech furent confrontés à une nouvelle tragédie mondiale. Marie-Louise s’illustra en animant un réseau d’aide à des femmes réfugiées d’Europe centrale et autres lieux. Elle leur apporta un secours matériel et moral, les incitant à écrire lettres et journaux personnels pour « se rattacher au rivage », d’après l’expression d’une jeune Polonaise. Elle sauva directement deux Juives internées à Gurs, et participa au sauvetage de quelques autres.

En même temps, son mari rédigeait des lettres de féroce critique envoyées de manière anonyme à Pétain considéré comme le général factieux qui a renversé la République, qui a mis la France sous la coupe de l’Allemagne nazie, qui a adopté une attitude ignoble envers les Juifs. Comme les autres écrits des Puech, ces textes de résistance
intellectuelle allaient être publiés, aux éditions La Découverte, lorsqu’un obscur petit-neveu est intervenu avec menaces pour empêcher la publication. Ce monsieur se présente comme défenseur de la mémoire du maréchal Pétain et admirateur du général SS Reinhardt Heydrich !

Il est bon de savoir qu’en 2016 en France une telle situation peut exister. Faudra-t-il imprimer en Hollande et faire rentrer les livres clandestinement ?

Café Jaurès du lundi 11 avril 2016 – 18 h

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Compte –rendu du Café Jaurès du 7 mars 2016 : La mémoire de Jaurès en Pays Carmausin

 

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Conférence Débat présentée et animée par Véronique Malfettes, responsable du Musée Mine Départemental de Cagnac et adjointe au Maire de Pampelonne et la participation de Messieurs Martin Malvy (ancien ministre et président de la Région Midi-Pyrénées), Rémy Pech (Professeur honoraire, ancien président de l’université Jean Jaurès), Guy Malaterre maire de Pampelonne).

 

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Aujourd’hui encore l’image de Jean Jaurès reste très présente à Carmaux et dans le monde rural alentour. L’approche choisie est celle du Jaurès intime, du « Jaurès de cœur », un homme parfaitement heureux à La Fédial ou à la Bessoulet . Son point d’ancrage est son Tarn natal et il doit à cette expérience locale son approche humaine et sociale. Ce préambule posé, Véronique Malfettes a proposé cette connaissance de Jaurès à travers deux sites : le musée-mine de Cagnac et l’espace Jaurès de Pampelonne.
Sept cents ans d’Histoire sur le site de Cagnac se sont achevés par la fermeture du puits de La Tronquié en 1987. Six mineurs interrompant la démolition, ont eu l’idée de reconstituer une galerie.. En 1989 création d’un musée de la mine qui en 2007 devient propriété du département du Tarn. Il est intégré au pôle mémoire de Cap Découverte. L’évocation de Jean Jaurès, l’homme trouve un écho particulier dans un film consacré à son ami Jean-Baptiste Calvignac, mineur, syndicaliste, maire de Carmaux en 1892. Tous deux ont participé aux grands congrès internationalistes. L’une des missions du musée – mine ,est l’acquisition d’objets , de documents patrimoniaux . Parmi les dernières acquisitions : 10000 photos et en Décembre 2015 le masque mortuaire de Jean Jaurès, réalisé par Gabriel Pech.

 

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L’espace Jaurès de Pampelonne est né de la découverte en 2008 d’une photographie , prise lors du Banquet du 25 septembre 1910 offert à Jean Jaurès par les socialistes du canton de Pampelonne. Exposée sur la place du foirail en 2009 pour l’anniversaire de la naissance de Jean Jaurès. Cet Espace a été créé entre 2010 et 2014 avec le soutien de scientifiques et grâce à quelques bénévoles (dont Jacques Goulesque –ancien maire de Carmaux et Guy Malaterre, maire actuel de Pampelonne) et à quelques familles comme les descendants de J.B. Calvignac, d’A. Thomas,et de J.Malfettes….familles qui ont alimenté l’espace de leurs dons et témoignages oraux, comme des historiens, des élus, des militants socialistes… La liste des mineurs qui ont accompagné la dépouille de Jaurès au Panthéon fait partie des apports récents.
Ces deux sites contribuent à nous rendre Jaurès plus proche , plus présent, plus humain.

 

 

 

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Jean Jaurès, un destin en photos – Musée de Castres

Jusqu’au 15 mai, le Centre national et musée Jean Jaurès de Castres présente une exposition de photographies du célèbre tribun socialiste. Des clichés qui appartiennent aux collections du musée et qui permettent de redécouvrir les moments forts de cette grande figure politique, depuis ses jeunes années à Castres, Albi et Toulouse, jusqu’à la Chambre des députés.

Jean Jaurès en photographies cliquez ici

 

 

 

 

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