Compte-rendu du Colloque Jaurès du 15 Octobre 2016 au Conseil Départemental de la Haute Garonne

Compte-rendu du Colloque Jaurès du 15 Octobre 2016

                                                      ENSEIGNER LA JEUNESSE

Ce colloque conjointement organisé par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne et Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse a été dédié à la mémoire du Président Fondateur de l’association, Jean-Jacques Rouch récemment disparu.

Jeunesse, éducation, enseignement, des thèmes chers à Jean Jaurès, récurrents dans son œuvre ont trouvé leur approfondissement dans les différentes interventions de spécialistes. Après l’ouverture bienveillante et chaleureuse de Monsieur Georges Méric, Président du Conseil Départemental, ce fut au tour du Président des Amis de Jean Jaurès à Toulouse Rémy Pech, président honoraire de l’Université Jean Jaurès de lancer les travaux.

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La présidente de séance, Marie-Claude Petersen, professeure honoraire d’histoire, a présenté successivement Gilles Candar, Jean-Michel Ducomte, Franck Fischbach et Guy Dreux.

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Gilles Candar, Président de la Société des études jaurésiennes et successeur de Madeleine Rebérioux a situé le thème du colloque dans la pensée de Jaurès, en une introduction générale mettant l’accent sur « l’immense effort de travail intellectuel et citoyen demandé à tous ».

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Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement, professeur émérite à l’I.E.P. de Toulouse, a souligné l’engagement de Jaurès considérant que seul le néant est neutre , glorifiant la tolérance et prônant un enseignement vivant, moderne et pénétré des sciences…

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Franck Fischbach, longtemps professeur à l’université Toulouse II Le Mirail, aujourd’hui doyen de la faculté de Philosophie de Strasbourg a développé la philosophie de l’enseignement de Jaurès, toute imprégnée de Durkheim et Weber. Etre autonome dans un environnement contraignant, arriver à être soi-même pour vouloir s’associer avec les autres, vivre pour autrui mais vivre pour soi-même, avoir un esprit libre formé par l’école laïque.

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Guy Dreux, Professeur de sciences économiques et sociales, membre de l’institut de Recherche de la FSU, a traité de Jaurès et l’espérance scolaire car le savoir fait partie de la lutte sociale. Jaurès peut associer le socialisme à la religion, mais une religion en humanité fondée en raison ; voilà l’espérance Jaurèsienne . Jaurès se fait l’éducateur des éducateurs, en effet les instituteurs sont les grands témoins de la contradiction entre usage de l’Homme et idéal de l’Homme.

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En clôture de matinée, Yali Meng, jeune doctorante chinoise accueillie dans un laboratoire à la Maison de la Recherche de l’Université Toulouse II Jean Jaurès, a répondu à une double question : Comment s’est-elle intéressée à Jean Jaurés et ce dernier est-il connu en Chine ? Les réponses se trouvent dans le titre de sa thèse « Education Civique et Morale à l’Ecole Laïque en France des débuts de la troisième république à la veille de la première guerre mondiale » et dans l’analyse des écrits (peu nombreux) sur Jaurès des chercheurs chinois .

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Le président de séance de l’après-midi, Jacques Poumarède, professeur émérite à l’université de Toulouse I Capitole, a présenté successivement Rémy Cazals, Jacqueline Lalouette, Olivier Loubes et Catherine Moulin.

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Rémy Cazals, professeur émérite de l’Université Toulouse II Jean Jaurès, a pris l’angle de l’enseignement à la paix. Le prolétariat doit relever la tête pour sauver la civilisation humaine de la guerre et faire connaître les autres civilisations aux enfants. La paix permettra de changer la société, il n’y aura d’évolution révolutionnaire que sur la base du suffrage universel, d’une éducation fondée sur la raison, d’un groupement des prolétaires . Jaurès a pris position contre la loi des trois ans, a alerté sur un possible éclat dans les Balkans. Jean Jaurès aurait mérité le prix Nobel de la Paix selon une confidence d’Anatole France à Marie-Louise Puech.

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Jacqueline Lalouette, professeure émérite à l’Université de Lille III, nous a entretenu de Jaurès et l’enseignement privé, en rappelant le contexte conflictuel de ces années où la question du monopole d’état en matière scolaire se conjugue avec la question de la laïcité. Jaurès pose le droit de l’enfant à l’éducation et à être mis en communication avec toute la pensée humaine. A ce droit répond un devoir celui de la Nation qui doit assurer une éducation libre, rationnelle, moderne…fondement de la démocratie. Jaurès refuse la neutralité, l’école laïque doit être porteuse d’un idéal.

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Olivier Loubes, professeur en classes préparatoires au Lycée Saint Sernin de Toulouse, en cet anniversaire du Front Populaire, a établi le lien entre Jean Zay et Jean Jaurès, la défense de la démocratie par la culture à travers la création du Festival de Cannes (1939), empêchée par la déclaration de guerre, effective en 1948. Abondamment illustrée, cette communication s’est conclue par l’assertion que la démocratie permet d’empêcher la guerre.

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Catherine Moulin, professeure au Lycée Pierre Brossolette à Villeurbanne, nous a exposé des éléments d’expériences et de recherche à propos de la place occupée par Jaurés dans les programmes du collège et du lycée actuels en regard des vingt dernières années. Si cette place a considérablement diminué, elle nous présente quelques documents (caricatures, tableau, photos, films….) qui permettent de réintroduire les aspects principaux de la pensée de Jaurés et son actualité.

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Entre les interventions, Francis Ricard a lu des textes choisis en lien avec les thèmes traités.

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à suivre dans de prochains jours, les enregistrements sonores des conférenciers enregistrés lors du colloque.

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Chapitre III

Débuter en enseignement et en politique
1881-1885, Albi et Toulouse

La lettre écrite de La Fédial par Jean Jaurès à Charles Salomon le 25 juin 1881 nous donne d’abord de précieux renseignements sur la durée des voyages en train. En partant de Paris à 7 heures du matin par le « direct », il serait arrivé à Castres le lendemain matin à 10 heures. Mais il l’a raté et, par « l’omnibus », le trajet a duré trente six heures. Jean ajoute qu’en ville on hésitait à le reconnaitre : « d’autant plus que je venais de m’habiller de neuf, avec un charmant costume dandy et un chapeau de paille à bords retroussés qui me rajeunit de dix ans. »
Un peu plus tard : « Quand nous reverrons-nous ? Je ne puis songer sans tristesse que nous étions toujours ensemble, vivant presque de la même vie, et que maintenant il faut compter sur une bonne fortune pour se revoir bientôt. » En effet, après les années parisiennes, après les années d’études, une nouvelle vie commence pour Jean Jaurès, d’abord dans l’enseignement, puis dans la politique, une nouvelle période marquée aussi par des tournants dans sa vie privée.

1. Nouvelles situations

Depuis la fin des années 1870, Jules Jaurès était très malade. Il meurt le 27 mai 1882. Jean décrit sa fin dans une lettre émouvante à son ami Charles Salomon ….  lire la suite

forum des associations de Toulouse

Le forum des associations qui s’est tenu samedi 1er octobre sur la place du Capitole a offert à chacun la possibilité de venir s’informer, découvrir ou re-découvrir, les activités proposées au sein de chaque association.

Les Amis de Jean Jaurès à Toulouse étaient présents, nous avons présenté notre programme de conférences et surtout le colloque organisé le 15 octobre prochain au Conseil Départemental.

 

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