22 septembre 2021

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Dédicace de Zola à Jaurès

Notre ami et contributeur de l’association des Amis de Jaurès, Rémy Cazals, nous a transmis une reproduction inédite.

En effet la revue Chroniques de la Bibliothèque Nationale de France, dans son dernier numéro (automne 2021), publie la reproduction de la dédicace de Zola à Jaurès, sur un livre qui appartenait à la bibliothèque personnelle de Robert Badinter.

voir l’article

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VOIR LA VIDEO DE LA CONFERENCE

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Invitation du Conseil Départemental Haute Garonne : Le voyage de Jean Jaurès en Amérique

Voir l’article Jaurès aux Amériques

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Revoir la VisioConférence-débat patronnée par l’Association culturelle Denise Epstein 

soutenue par les Amis de Jean Jaurès à Toulouse.

Présidée par Rémy Pech, professeur émérite de l’Université Jean-Jaurès, la conférence accueille Jérémie Teisseire, Judith Amalric-Zermati, avocate et animatrice de l’association Denise Epstein et Jacques Fijalkow, professeur émérite de l’Université Jean-Jaurès qui a aidé à la mise au point et à l’édition du deuxième ouvrage.

Voir la visio sur YouTube cliquez ICI

Deux ouvrages traitant le sujet viennent de paraître :

Jérémie Aaron Teisseire, Albert Gau ( 1910-1993). Cette biographie est celle d’un prêtre du diocèse de Carcassonne, issu d’un milieu ouvrier et paysan, ardent militant de la Jeunesse ouvrière Chrétienne ( JOC ) avant le deuxième conflit mondial. Chargé des Oeuvres diocésaines, il profite de cette couverture pour baptiser en cachette et sans prosélytisme plusieurs centaines de Juifs qui lui vaudront le titre de Juste parmi les Nations au mémorial international Yad Vashem de Jérusalem. Résistant isolé mais unanimement respecté, il est député du Mouvement Républicain Populaire ( MRP) de 1945 à 1956 . Il n’hésite pas à enfreindre la discipline de son parti pour soutenir Pierre Mendès France dans sa politique de décolonisation. Battu en 1956 pour avoir refusé l’apparentement avec les poujadistes, il se consacre à nouveau aux œuvres d’assistance et solidarité tout en publiant de nombreux articles pacifistes dans le journal toulousain la Croix du Midi.

Nicole Dreyfus et Gilbert Haas, Fuir pour vivre, Albi, ed. Un autre Reg’Art. Il s’agit de l’odyssée de deux jeunes juifs alsaciens qui ont trouvé asile et fait souche dans le Tarn, où leur réussite professionnelle est un modèle d’intégration , sans qu’elle entame leur fidélité. Leur destin fut un moment lié à Monseigneur Moussaron, archevêque d’Albi, qui avec Mgr Saliège et Mgr Théas sauva l’honneur de l’Eglise dans notre région en s’opposant à la persécution des Juifs par le régime de Vichy.

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Découvrez 2 livres d’Alain RUSCIO cliquez ICI

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REVOIR la visioconférence du 30 mars

« COLONIALISTES ET ANTICOLONIALISTES FACE A LA QUESTION ALGERIENNE de 1830 à 1962 ».

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La Commune de Paris est commémorée

Il y a exactement 150 ans, le 18 mars 1871, la garde nationale organisait le pouvoir dans la capitale désertée par les autorités. C’était le début de la Commune de Paris, d’une guerre civile avec en toile de fond : la volonté de démocratie directe par le peuple. L’événement est commémoré ce jeudi par la ville de Paris.

Voici deux images qui ont un rapport avec la Commune de Paris

La couverture d’un petit livre sur la vie d’Eugène Pottier.

4 timbres émis en Chine pour le Centenaire de la Commune

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Les étudiants en Lettres de Toulouse contre la guerre d’Algérie (simple témoignage personnel à partir de notes prises en 1961-62)

À l’occasion du café Jaurès du 30 mars 2020 sur les mouvements anticolonialistes, je voudrais donner au site des Amis de Jean Jaurès à Toulouse un bref témoignage sur quelques épisodes de 1961-1962, certains peut-être méconnus. Les phrases rapportées sont authentiques.

Lire l’article

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Voici la première édition du livre de Gilbert Badia(1916-2004) Germaniste, traducteur, journaliste et historien.

Si ses traductions de Bertolt Brecht, Martin Walser, Karl Marx et Georg Lukács – parmi d’autres – continuent d’être rééditées, son œuvre d’historien a largement sombré dans l’oubli.
Pourtant, ses travaux sur l’Allemagne au XXe siècle, le spartakisme, l’exil antifasciste allemand et la résistance au nazisme allient une rigueur et une érudition rares à un sens du récit qui le placent parmi les meilleurs représentants de l’historiographie marxiste de langue française.

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« COLONIALISTES ET ANTICOLONIALISTES FACE A LA QUESTION ALGERIENNE de 1830 à 1962 ».

Visioconférence le 30 mars prochain, dès 18 heures

Ce thème sera traité par Alain Ruscio, historien reconnu d’un sujet qui est en plein dans l’actualité avec le rapport Stora et les polémiques nées de la dénonciation d’un « islamo-gauchisme » qui serait présent dans les universités françaises. Une réflexion apaisée, ancrée sur la pensée de Jaurès que Ruscio a particulièrement étudiée permettra à chacune et à chacun de parfaire ses connaissances et d’alimenter un débat, conformément à notre raison d’être depuis 2011.

Il vous est demandé de bien vouloir vous inscrire afin d’assister à cette visioconférence ZOOM

avant le lundi 29 mars – 20 heures auprès de : renelloret@orange.fr

 Votre identifiant et votre code d’accès vous seront communiqués ultérieurement.

Revoir le Café Jaurès « L’élection présidentielle américaine 2020 : bilan et perspectives »

(cliquez sur l’article)

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Pour voir ou revoir la visioconférence

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Trumpistes et antidreyfusards. Par Rémy CAZALS

Lorsque l’on cherche à faire des comparaisons entre épisodes historiques, on se heurte souvent à des différences évidentes qui tiennent au décalage dans le temps et aux diverses constructions politiques des pays concernés. Ainsi, une ressemblance existe entre Trump, 45e président des USA, élu en 2016, et Louis Napoléon Bonaparte, premier président de la République française, élu en 1848, dans leur volonté commune de rester au pouvoir alors que, légalement, ils ne le pouvaient pas. Mais « le 18 brumaire de Louis Bonaparte » est un coup d’État préparé très sérieusement et réalisé dans une violence délibérée. On voit mal le futur Napoléon III parler d’une « attaque odieuse » à propos de l’action de ses séides. Par contre, il me semble intéressant de souligner quelques points communs entre l’Amérique de Trump et la France de l’affaire Dreyfus.

1. Trump a vécu dans le mensonge permanent, puis dans les affirmations sans preuves à propos d’une élection parfaitement régulière mais qu’il considérait comme truquée. En France, les antidreyfusards ont accumulé de fausses preuves de la culpabilité de Dreyfus qui s’effondraient l’une après l’autre, il fallait alors en inventer de nouvelles et multiplier les faux documents. Au contraire, dans ses articles argumentés réunis en volume sous le titre Les Preuves, Jean Jaurès a démontré l’innocence du capitaine. Les enquêtes exhaustives de la Cour de cassation ont débouché sur un résultat identique, balayant tous les faux.

2. Dans le déroulement des deux épisodes, les médias n’étaient pas les mêmes. Tweeter et les chaines de télé d’un côté, la presse papier de l’autre. Mais les quotidiens antidreyfusards comme La Libre Parole, La Croix et quantité d’autres ont pratiqué les mêmes formes de désinformation. En plus des lecteurs des feuilles extrémistes, on trouve chez les contemporains de l’affaire Dreyfus une forte crédulité. Lorsque le ministre Cavaignac a présenté des faux évidents comme des preuves décisives de la culpabilité de Dreyfus, les députés de la Chambre élue en 1898  ont gobé son discours et ont voté son affichage dans toutes les communes. Battu dans la circonscription de Carmaux, Jaurès ne siégeait donc pas mais il s’est rapidement rendu compte qu’il pouvait utiliser la bêtise de Cavaignac pour relancer l’Affaire.

3. Trumpistes et antidreyfusards ont un autre point commun, c’est la volonté de dénigrer « l’establishment » et les « intellectuels ». Les partisans de Trump se retrouvent majoritairement parmi les moins diplômés, c’est l’arrivée de diplômés dans des États autrefois républicains qui y a fait gagner Biden. Les savants se sont très largement mobilisés en faveur de Dreyfus en argumentant leur position comme le montre précisément le livre de Vincent Duclert, L’affaire Dreyfus, publié à Toulouse par Privat en 2010.

4. On a beaucoup parlé des thèses complotistes aux États-Unis. Rappelons comment les Juifs étaient perçus dans une bonne partie de l’opinion française vers 1900. Rappelons la légende d’un empereur d’Allemagne attendant avec impatience les documents secrets que Dreyfus devait lui fournir, et annotant de sa propre main la pièce relative au système de freinage du canon de 120. Rappelons l’affirmation imparable: si les autorités allemandes prétendent qu’elles n’ont eu aucune relation avec le capitaine Dreyfus, c’est bien la preuve qu’elles veulent le protéger et donc qu’il est coupable.

5. L’envahissement du Capitole à Washington par les partisans de Trump fait penser à la tentative de Déroulède de faire marcher un général et ses troupes sur l’Élysée. L’épisode est complété par le coup de canne d’un aristocrate antidreyfusard sur le président de la République parce que celui-ci était favorable à la révision du procès Dreyfus.

6. En souhaitant réaliser la formule « Make America Great Again », Trump a fait exactement le contraire: il a affaibli son pays et l’a ridiculisé dans le monde entier. Les ennemis des USA en ont bien profité, on l’a vu. Les antidreyfusards refusaient d’admettre l’innocence de Dreyfus en prétendant défendre ainsi l’honneur de l’Armée. Jaurès leur disait: l’Armée serait grandie si elle savait reconnaitre son erreur en ne le faisant pas, les grands chefs militaires s’enfoncent dans l’abjection.

7. Malgré ses mensonges et ses erreurs, Trump a obtenu un nombre de voix extraordinairement élevé à la présidentielle de 2020, et il faudra voir dans quelle mesure le noyau de ses fidèles inconditionnels a résisté aux derniers rebondissements. Le général Mercier, principal responsable de la condamnation frauduleuse de Dreyfus en 1894, de la nouvelle condamnation en 1899, et refusant obstinément d’évoluer, a été élu en 1900 sénateur du département de Loire-Inférieure.

8. Pour conclure, je constate que les héritiers politiques de l’extrême-droite en action dans l’affaire Dreyfus en France manifestent leur proximité des trumpistes américains. Le quotidien Le Monde a publié, le 9 janvier 2021, p. 11, les tweets de certains responsables du Rassemblement national opposant la violence de la répression exercée contre les partisans de Trump entrés dans le Capitole au laxisme de la police quand il s’agit d’émeutiers noirs. On a déjà rencontré plus haut les mots «abjection» et «bêtise».

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REVOIR la visioconférence de Rémy Pech le 19 janvier 2021 sur le Bouclier de Brennus