Café Jaurès du 31 janvier 2017 : « Arrêt sur image »

« Jaurès : Le syndicalisme hier, aujourd’hui, demain »

Intervenants :

                                                   Annie THOMAS, CFDT

 Georges PORTALES , FO                                         Boris BEAUDOIN, CGT

Modérateur, Alain RAYNAL                               Bernard  DEDEBAN , FSU

Après l’introduction du Président Rémy Pech , dans laquelle il salue la mémoire de Rolande Trempé et rappelle les références ouvrières très fortes de Jean Jaurès , confirmées tout au long de ses différents mandats , chaque intervenant se présente .

Alain Raynal évoque ensuite les liens entre Jaurès et le syndicalisme . Le socialisme Républicain de Jaurès s’appuie sur le syndicalisme . Si des tensions sont apparues entre les syndicats et celui-ci lorsqu’il approuve l’entrée de Millerand dans le gouvernement de Waldeck-Rousseau , elles s’apaisent en 1906 , lors de la Charte d’Amiens .

Chaque représentant de formation syndicale répond ensuite à une série d’interrogations :

Qu’en est-il de l’indépendance des syndicats ?

Que reste- t -il de l’époque Jaurésienne pour les différentes organisations ?

Une réunification syndicale est-elle envisageable ?

Pour Annie Thomas , aujourd’hui , la démocratie Française garantit l’indépendance du syndicalisme . L’intérêt général doit être défini par les politiques , mais aussi par les syndicats et les associations . La formule de Jean Jaurès  , << Partir du réel et aller vers l’idéal >> est reprise par la CFDT , syndicat réformiste , pour lequel le réformisme n’est pas un renoncement mais une ambition .

Georges Portales indique ensuite le total désaccord de son organisation avec la CFDT concernant la loi Travail ; puis , après avoir souligné que la plupart des fondateurs à Toulouse étaient des résistants , il affirme que FO est révolutionnaire dans l’inspiration et réformiste dans l’application .

Bernard Dedeban rappelle l’actualité de la pensée de Jaurès sur le syndicalisme et fait l’historique de la création de la FEN et de la FSU . La FSU est favorable à l’unification du mouvement syndical et à l’indépendance à l’égard des partis politiques .

Enfin , Boris Beaudoin précise que seule la CGT existait à l’époque de Jaurès ( créée le 23 septembre 1895 à Limoges ) , qu’elle rejette tout lien avec les partis politiques et qu’elle défend tous les travailleurs sans exclusive .

Une série de questions-réponses avec la salle met fin

à ce café Jaurès .

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