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Chapitre III

Débuter en enseignement et en politique
1881-1885, Albi et Toulouse

La lettre écrite de La Fédial par Jean Jaurès à Charles Salomon le 25 juin 1881 nous donne d’abord de précieux renseignements sur la durée des voyages en train. En partant de Paris à 7 heures du matin par le « direct », il serait arrivé à Castres le lendemain matin à 10 heures. Mais il l’a raté et, par « l’omnibus », le trajet a duré trente six heures. Jean ajoute qu’en ville on hésitait à le reconnaitre : « d’autant plus que je venais de m’habiller de neuf, avec un charmant costume dandy et un chapeau de paille à bords retroussés qui me rajeunit de dix ans. »
Un peu plus tard : « Quand nous reverrons-nous ? Je ne puis songer sans tristesse que nous étions toujours ensemble, vivant presque de la même vie, et que maintenant il faut compter sur une bonne fortune pour se revoir bientôt. » En effet, après les années parisiennes, après les années d’études, une nouvelle vie commence pour Jean Jaurès, d’abord dans l’enseignement, puis dans la politique, une nouvelle période marquée aussi par des tournants dans sa vie privée.

1. Nouvelles situations

Depuis la fin des années 1870, Jules Jaurès était très malade. Il meurt le 27 mai 1882. Jean décrit sa fin dans une lettre émouvante à son ami Charles Salomon ….  lire la suite

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