Conférence-Débat sur le thème : Jaurès , la République aujourd’hui et demain

Conférence-Débat du lundi 14 décembre 2015

Intervenants :

Rémy PECH , professeur émérite , ancien Président de la Faculté du Mirail .
Charles SILVESTRE , ancien journaliste et rédacteur de l’Humanité .

compte rendu:
Introduction au débat par Charles Silvestre et Rémy Pech .

§ Le contexte actuel évoqué , les traumatismes des 7 janvier et 13 novembre 2015 ont rendu ce débat autour de Jaurès intense et actuel .

§ La République aujourd’hui se trahit elle -même par l’arrogance et l’insolence de certains de ses chefs .
Elle a trahi ses valeurs à l’égard de la jeunesse notamment ( 70 % des jeunes n’ont pas voté lors des dernières élections régionales ) . En cause , son manque d’audace .
Toutes les Républiques se sont ressourcées dans des chocs  » révolutionnaires « : 1792 , 1848 , 1870 , 1946 et 1958 .
Les évènements et tensions actuels seront-ils les prémices d’un ressaisissement ?

§ Jaurès incarne une République sociale , universelle , solidaire , laïque et sa pensée l’unité des forces de progrès .
Or , la République ne vaut que par ses actions , donc ses acteurs .
Ses piliers sont minés par le travail dévalorisé , les enseignants menacés par une fatwa lancée de l’étranger . . .
Le vivre ensemble laïque est garanti par la loi de séparation des églises et de l’Etat ( 1905 ) qui a son tendon d’Achille ,l’Islam n’étant pas une église . . .

§ La Constitution est un miroir de la société et si << la Nation est une communauté de destins >> ( Renan ) comment initier un sursaut Républicain aujourd’hui ?

remy pech charles sylvestre

Inauguration du buste de Jean Jaurès à l’hôtel de Région

Jean Jaurès à l’honneur à l’Hôtel de Région le 15 décembre 2015

Le président de Région Martin Malvy a rendu un nouvel hommage à Jean Jaurès ce mardi 15 décembre en présence des membres de l’association « Les amis de Jean Jaurès à Toulouse ».

Martin Malvy a dévoilé un buste en bronze ainsi qu’une citation de Jean Jaurès inscrite sur la façade de l’Hôtel de Région.

Le buste a été réalisé à partir de l’œuvre de Gabriel Pech, sculpteur albigeois, exposée à la mairie de Pampelonne. La modélisation a été confiée à la société Cirtes, basée à Carmaux, et le bronze moulé par la Fonderie de Bronze Lauragaise à Blan.

Il est exposé, à la Région, sur un piédestal offert par les Compagnons du Tour de France le 26 septembre dernier à l’occasion du colloque « Jean Jaurès, journalisme et liberté de la presse » accueilli à l’Hôtel de Région. Réalisé par une dizaine de jeunes compagnons, ce piédestal en fer forgé est composé de morceaux de verres aux couleurs des sociétés compagnonniques qu’ils représentent.

Il n’y a qu’une seule race : l’Humanité

Cette citation, extraite d’un éditorial de Jean Jaurès paru le 2 juin 1892 dans La Dépêche, a également été inscrite sur la façade de l’Hôtel de Région et a été révélée ce mardi 15 décembre.

cliquez sur la photo pour l’agrandir

Stèle de Jaurès

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VIDEO rencontres/débats 2014

cliquez sur l’image pour lancer la vidéo

Gilles CANDAR Président de la Société d’Etudes Jaurésiennes

La législature 1906 – 1910 face à Clemenceau, Jaurès entre majorité et opposition.

Jaures colloque

 

Intervention de Remy PECH – Université de Toulouse

Jaurès et Clemenceau «  la révolte des vignerons »

Jaures colloque

 

 

intervention de Emmanuel JOUSSE – Université de Lille

Utilitarisme anglo-saxon et idéalisme allemand. « l’horizon européen de la pensée de Jaurès et de Clemenceau « 

prochaine vidéo en ligne :  comment changer la société ?

Rencontre débat le 26 septembre 2015 à l’Hôtel de Region

Avant la rencontre-débat du 26 septembre 2015 sur le thème  » Jean Jaurès, journalisme et liberté de la presse  » (programme bientôt diffusé sur ce blog) nous avons réunis ici quelques extraits des principaux articles que Jaurès consacra au sujet de la presse. Quand il parle de la presse indépendante et libre (il la veut et la pratique avec son journal) il s’exprime sur la presse telle qu’il entend la faire et la promouvoir (avril 1904, lors de la création de l’Humanité ). Mais il parle aussi de la presse corrompue et aux ordres telle qu’il la voit et la dénonce.

Extrait de l’éditorial du premier  numéro de l’Humanité (18 avril 1904), intitulé Notre but : l’humanité :

 » […] Nous voudrions de même que le journal fût en communion constante avec tout le mouvement ouvrier, syndical et coopératif. […] Sans nous arrêter aux diversités et aux contrariétés de tactiques et de formules, nous serons heureux d’accueillir ici toutes les communications où se manifestera la vie ouvrière ; et nous seconderons de notre mieux tous les efforts de groupement syndical et coopératif du prolétariat. Ainsi la largeur même et le mouvement de la vie nous mettrons en garde contre toute tentation sectaire et tout esprit de coterie.

C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. La grande cause socialiste et prolétarienne n’a besoin ni du mensonge, ni du demi-mensonge, ni des informations tendancieuses, ni des nouvelles forcées ou tronquées, ni des procédés obliques ou calomnieux. Elle n’a besoin ni qu’on diminue ou rabaisse injustement les adversaires, ni qu’on mutile les faits. Il n’y a que les classes en décadence qui ont peur de toute la vérité ; et je voudrais que la démocratie socialiste unie à nous de cour et de pensée, fût fière bientôt de constater avec nous que tous les partis et toutes les classes sont obligés de reconnaître la loyauté de nos comptes-rendus, la sûreté de nos renseignements, l’exactitude contrôlée de nos correspondances. J’ose dire que c’est par-là vraiment que nous marquerons tout notre respect pour le prolétariat. Il verra bien, je l’espère, que ce souci constant et scrupuleux de la vérité même dans les plus âpres batailles, n’émousse pas la vigueur du combat ; il donne au contraire aux coups portés contre le préjugé, l’injustice et le mensonge une force décisive.

 

L’Humanité, premier n°, 18 avril 1904

Mais tout cela ne serait rien et toute notre tentative serait vaine ou même dangereuse si l’entière indépendance du journal n’était point assurée et s’il pouvait être livré, par des difficultés financières, à des influences occultes. L’indépendance du journal est entière. Les capitaux, dès maintenant souscrits, sont suffisants pour nous permettre d’attendre le développement espéré du journal. Et ils ont été souscrits sans condition aucune. Aucun groupe d’intérêts ne peut directement ou indirectement peser sur la politique de l’Humanité.

[…] Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’autre groupe d’affaires, est un problème difficile mais non pas insoluble. Tous ici, nous nous donnerons un plein effort de conscience et de travail pour mériter ce succès : que la démocratie et le prolétariat nous y aident. »

 

Dans un article du 10 août 1906, intitulé « Par la classe ouvrière », il explique de nouveau, encore plus précisément qu’en 1904, la manière dont il voit « son » journal comme le creuset dans lequel, si les malentendus sont évités et si un réel dialogue s’instaure, peut se penser et s’élaborer « le renversement de la société capitalistique [et] l’élaboration de la société collectiviste et communiste ».

Extraits

 » Je suis sûr que les lecteurs de l’Humanité, travailleurs, socialistes, démocrates nous sauront gré de leur permettre de suivre le mouvement ouvrier, syndical et coopératif, interprété par ceux-là mêmes qui y prennent une grande part. Je voudrais que ce journal pût traduire toute la pensée de la classe ouvrière politiquement organisée par le Parti socialiste, économiquement organisée dans les coopératives et les syndicats.

[…] Ce n’est ni par autorité, ni par surprise que se réalisera l’unité d’idée et d’action. Il faut d’abord et essentiellement que le prolétariat puisse exprimer toute sa conscience, formuler toute son expérience en toute liberté.

[…] La classe ouvrière est majeure ; elle peut supporter la diversité des vues et des conceptions, pourvu que tout l’effort soit sincèrement dirigé vers la libération totale. L’avènement du collectivisme ne sera pas pour les travailleurs une tutelle nouvelle ou d’intellectuels ou de bureaucrates : ce sera vraiment la souveraineté du travail organisé. Cette souveraineté directe, cette action autonome, les travailleurs en font dès maintenant l’apprentissage dans leurs coopératives et leurs syndicats. Cette autonomie, ils doivent l’exercer aussi dans l’ordre de la pensée en soumettant à leur libre critique toutes les théories, toutes les tactiques, toutes les formules d’émancipation qui leur sont proposées par des esprits libres.

 

l’Humanité du 10 août 1906

Ce qui importe, c’est que les divergences de vues ne soient pas aggravées par des malentendus. Or, rien n’aggrave les malentendus comme l’ignorance. À expliquer, à préciser devant un même prolétariat leurs thèses diverses, les militants apprendront à se mieux connaître, j’entends à mieux comprendre les idées, les uns des autres. Et il sera d’autant plus aisé à la classe ouvrière elle-même de résoudre les oppositions et de créer l’unité d’action et de mouvement qu’elle connaîtra mieux tous les points de vue. Il est impossible qu’une mutuelle estime ne concilie pas ceux qui, par des voies diverses, veulent aller au même but et travailler sincèrement, de toute leur force, à la délivrance du travail opprimé. C’est dans cet esprit que je souhaite ici la bienvenue aux militants du syndicat et de la coopération.

Pour nous, socialistes «parlementaires», nous n’enfermons pas toute l’activité du Parti dans l’enceinte du Parlement, nous croyons que notre effort nécessaire resterait vain si la classe ouvrière n’était pas puissante et organisée. Mais il est dans la nature des choses que les combinaisons de la lutte parlementaire obsèdent et envahissent trop notre esprit. Cette tribune syndicale et coopérative quotidienne nous rappellera sans cesse les combats, les tentatives, les souffrances, les expériences, les évictions de la classe ouvrière. C’est la vie même du prolétariat, si vaste, si diverse, si tourmentée qui passera sans cesse dans l’esprit des socialistes comme un courant énergétique et chaud. Ce sera pour nous tout un renouvellement incessant d’ardeur, d’énergie, d’effort. »

 

Article « Notre crise », le 5 octobre 1906, Jaurès évoque certains secours proposés au journal… :

« Des concours qui nous sauveraient financièrement m’ont été offerts : mais à des conditions inacceptables pour nous. Les uns m’ont apporté, il y a quatre jours, deux cent mille francs, c’est-à-dire le salut certain et définitif, mais à condition que nous cessions toute campagne contres les «finances russes», et que nous ne protestions pas contre les nouveaux emprunts que médite le tsarisme sur le marché français pour mieux égorger la liberté russe. D’autres m’ont demandé en échange de leur concours immédiat de fâcheuses interventions auprès du gouvernement. Il vaut mieux que nous disparaissions si la vie est à ce prix, et que nous préparions la liquidation du journal dans des conditions honorables pour lui et pour nous. »

 

Article La curée prochaine, le 30 juin 1909, Jaurès expose la manière dont certains lobbies industriels tentent d’acheter la presse :

« Hier matin les administrateurs de l’Humanité ont reçu la visite d’un publiciste qui leur offrait de mener dans nos colonnes au profit de tels ou tels fournisseurs de la marine une campagne fructueuse. Il s’agissait, en vue du prochain programme de travaux, de dériver les commandes vers certains types industriels. Nos amis ont fait la réponse qui convenait.

Mais voilà le cas que les grands fournisseurs, les grands capitalistes, font des enquêtes. On pourra voter ce qu’on voudra, ils s’en moquent. Une seule chose les intéresse : c’est qu’au bout des paroles et des votes, il y aura un nouveau programme de dépenses, de nouveaux crédits. Et ils essaient de se tailler d’avance la plus large part en corrompant la presse, en trompant l’opinion, en compromettant les hommes publics.

Il faudrait pour empêcher la curée une énergie de fer, et la France n’a à son service qu’un ministère sans principes, manipulant une majorité sans ressort, tout entière absorbée par des soucis d’arrondissements, par des besognes de clientèle. »

 

 

Face aux difficultés du journal, Jaurès reprend la plume (article intitulé Pour le développement de l’Humanité, paru le 11 novembre 1913) pour inciter les lecteurs qui l’achètent au numéro à s’abonner. Il y évoque de nouveau « l’effort de la finance pour s’emparer partout des ressources d’information » et le besoin, pour que le journal reste indépendant, que ce soit ses lecteurs qui le soutiennent. Extraits :

[…] Un journal puissant, affranchi de toutes préoccupations comme il est libre de toute entrave. J’ose dire que nous avons le droit de leur adresser cet appel, car le journal du Parti a fait un grand effort dont ils sont eux-mêmes les témoins, pour être à la hauteur de son rôle, pour devenir à la fois un outil d’information, un moyen d’éducation et une arme de combat.

[…] C’est notre devoir et c’est notre honneur d’écarter toute publicité de finance.

Car la finance et la politique sont aujourd’hui si étroitement mêlées, les rapports du capitalisme et de l’État sont si multiples, les concessions de toute ordre mettant si complètement aux prises les intérêts du capitalisme et ceux de la Nation, les emprunts extérieurs et la diplomatie s’enchevêtrent en de si étranges replis et des noeuds si multipliés qu’un journal n’est libre de son action nationale et internationale qu’à la condition de rejeter des subventions et des concours qui pris en soi, pourraient paraître innocents à des citoyens attentifs.

Oui, mais comme les ressources de cet ordre sont trop souvent une partie du budget de la presse, il faut que dans la nôtre il y soit suppléé par le dévouement et le zèle des militants.

 

l’Humanité du 11 novembre 1913

 » L’effort de la finance pour s’emparer partout des ressources d’information est immense. En ce moment même la grande presse anglaise, qui avait su jusqu’ici assurer son indépendance par une puissante organisation commerciale, est obligée de se défendre contre des tentatives suspectes. Une agence d’information et de réclame a promis par une circulaire à tous ceux qui s’adresseraient à elle d’introduire la défense de leurs intérêts jusque dans les éditoriaux, jusque dans les articles de fond des grands journaux d’Angleterre. Bientôt un journal pleinement indépendant sera un des grands luxes de la pensée humaine ; et une des gloires du Parti socialiste sera de donner à l’intelligence et à la conscience des hommes cette garantie et cette sécurité.

Encore une fois, il suffit que nos lecteurs de province, en s’imposant eux-mêmes, pour Leur Parti et pour Leur Classe l’ennui dont j’ai parlé, deviennent des abonnés au lieu de rester des acheteurs au numéro, pour que notre journal, leur journal, ait une base aussi solide que le roc et aussi limpide que le cristal. J’ajoute, mais c’est une idée que je préciserai un jour prochain, que jamais le devoir ne s’imposa à nous plus impérieusement de constituer un journal de lumière, de libre combat et de probité. »

 

 

Hommage rendu à Jean Jaurès ce 31 juillet 2015

Vendredi 31 juillet 1914, Jean Jaurès, grand défenseur de la paix, passe sa journée d’abord à la chambre des députés puis au ministère des affaires étrangères, pour tenter de stopper le déclenchement des hostilités.

En fin d’après-midi, il se rend à son journal l’Humanité (qu’il a fondé en 1904), pour rédiger un article qu’il conçoit comme un nouveau «J’accuse».

Vers 21h40, alors qu’il dîne avec ses collaborateurs au « café du croissant » à Paris, il est assassiné par Raoul Vilain, un étudiant nationaliste d’extrême droite.

Grand humaniste, grand pacifiste, homme politique, journaliste, professeur, Jean Jaurès défend ardemment les ouvriers en lutte, dont les mineurs de Carmaux, notamment lors de la grande grève (1892 à 1895). Elu député en 1893 puis ré-élu en 1902, l’histoire et la pensée de Jean Jaurès resteront dès lors indissociablement liée à l’histoire de notre région, de Carmaux, de Toulouse

DDM VALENTINE CHAPUIS FACE A SA STATUE SQUARE CHARLES DE GAULLE HOMMAGE A JEAN JAURES EN PRESENCE DES AMIS DE JEAN JAURES , INCARNES PAR LEUR PRESIDENT JEAN JACQUES ROUCH , DES REPRESENTANTS DE LA MAIRIE NOTAMMENT JEAN MICHEL LATTES ET DES MEMBRES DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS GERBE DE FLEURS SOUVENIR CEREMONIE

DDM VALENTINE CHAPUIS FACE A SA STATUE SQUARE CHARLES DE GAULLE HOMMAGE A JEAN JAURES EN PRESENCE DES AMIS DE JEAN JAURES , INCARNES PAR LEUR PRESIDENT JEAN JACQUES ROUCH , DES REPRESENTANTS DE LA MAIRIE NOTAMMENT JEAN MICHEL LATTES ET DES MEMBRES DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS GERBE DE FLEURS SOUVENIR CEREMONIE

DDM VALENTINE CHAPUIS FACE A SA STATUE SQUARE CHARLES DE GAULLE HOMMAGE A JEAN JAURES EN PRESENCE DES AMIS DE JEAN JAURES , INCARNES PAR LEUR PRESIDENT JEAN JACQUES ROUCH ( DEUXIEME A GAUCHE ) ET LE SECRETAIRE GENERAL RENE LLORET ( TROISIEME A GAUCHE ) , DES REPRESENTANTS DE LA MAIRIE NOTAMMENT JEAN MICHEL LATTES ET DES MEMBRES DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS GERBE DE FLEURS SOUVENIR CEREMONIE

DDM VALENTINE CHAPUIS FACE A SA STATUE SQUARE CHARLES DE GAULLE HOMMAGE A JEAN JAURES EN PRESENCE DES AMIS DE JEAN JAURES , INCARNES PAR LEUR PRESIDENT JEAN JACQUES ROUCH , DES REPRESENTANTS DE LA MAIRIE NOTAMMENT JEAN MICHEL LATTES ET DES MEMBRES DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS GERBE DE FLEURS SOUVENIR CEREMONIE

 

L’association Amis de Jaurès à Toulouse a commémoré l’anniversaire de sa mort, avec tous nos amis, par un dépôt de gerbe devant la stèle consacrée à l’Apôtre de la Paix au Square du Jardin du Capitole.

 

 

 

 

Notre café Jaurès mardi 19 mai à 18 h au Florida

Jaurès et la Méditerranée…

Une visite dans le passé pour une prospection d’avenir !

 

« J’ai sur le monde, si cruellement ambigu, une arrière-pensée sans laquelle la vie de l’esprit me semblerait à peine tolérable à la race humaine. » (Jean Jaurès, L’armée nouvelle, Chapitre X). Voilà l’idée fondatrice qui semble avoir gouverné à l’œuvre de l’illustre personnage et qui l’a amené à tenter d’expliquer le monde – comme le rappelle Henri Guillemin dans son livre L’arrière-pensée de Jaurès  – et de prodiguer les prescriptions qui en assureraient le « Salut » dans un élan quasi-métaphysique. « L’homme a été prolixe sur tous les sujets qui touchent à l’humain » – comme le précise un article de la Dépêche du midi du 31/07/2014 – et.. à chacun « son » Jaurès et chacun se doit d’en déchiffrer le message et d’en murir la réflexion dans cette idéaliste, certes, mais non moins nécessaire et rationnelle quête des fondements d’un monde nouveau, d’un monde différent. Alors, l’outre-méditerranée a aussi son Jaurès : Celui qui a décrié la colonisation, la soumission des peuples, l’oppression des civilisations, par disait-il, « les ruses… et… les brutalités de la conquête ». Ce Jaurès de la Paix, qu’on connait tant.. celui de la défense des droits et des libertés, de l’égalité et de la dignité de tous les hommes… mais pas seulement ! Jaurès est aussi l’un des premiers, pour ne pas dire le premier, dans une démarche clairvoyante mais sans doute précoce pour l’époque, qui appelait à ce que l’on nommerait aujourd’hui « le co-développement » et les relations « gagnant-gagnant » avec le Maghreb, l’Afrique et le grand Orient.

Il importera donc, à l’occasion de cette escapade méditerranéenne dans la pensée jaurésienne, de mobiliser ses grandes paroles afin d’en mesurer la portée et d’en approcher le sens. Cela sera aussi l’occasion d’en souligner la déconcertante, et certainement bien malheureuse, actualité. Nous ne manquerons pas, par ailleurs, dans une démarche prospective, d’attirer l’attention sur l’urgente entreprise qui devra être entamée, par de-là les mers et les Océans, pour présenter, vulgariser et diffuser davantage le Message Jaurésien. Message indispensable à un monde qui espère et une jeunesse qui n’a d’autre choix que de continuer à croire dans la capacité des hommes et le talent des peuples et son aptitude à faire évoluer les choses là où le pessimisme et la fatalité semblent être devenus maîtres.

 

Farès HAYDER

Membre des amis de Jean Jaurès à Toulouse

Enseignant-chercheur en Management Stratégique (ISEG Group)

Président-Fondateur du « Cercle de réflexion méditerranéenne : Didon-Enée »                   

 

           

Prochain Café Jaurès Jeudi 30 avril avec Alain Boscus

Chers (es) Amis(es), bonjour,

 

 

Café Jaurès avec Alain Boscus le jeudi 30 avril à 18 heures

 

 

« Jaurès, le marxisme et les marxistes de son temps », c’est ce thème que notre ami Alain Boscus traitera lors de notre prochain Café Jaurès,

 

Le jeudi 30 avril, comme d’habitude à 18 h au Florida.

 

Historien spécialiste de Jaurès, du mouvement ouvrier et du mouvement socialiste à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, Alain Boscus analyse depuis longtemps les liens féconds qui ont uni le leader socialiste aux syndicalistes révolutionnaires. L’an passé, Alain Boscus avait fait une brillante intervention lors de notre colloque sur Jaurès-Clemenceau en présentant  leurs projets sociaux respectifs.

 

A ce propos, nous vous rappelons que des DVD reprenant la totalité des débats sont à votre disposition au prix de 10 euros.

 

Amitiés.

 

Pour le bureau.

Jean-Jacques Rouch.

Café Jaurès: Au Florida à 18h, Sur le thème « Jaurès et les ouvriers de Mazamet ».

 

C’est notre ami Rémy Cazals, membre fondateur de notre association, qui animera notre prochain Café Jaurès,   Le lundi 16 mars (et non le 17 comme annoncé précédemment).

Au Florida à 18h, Sur le thème  « Jaurès et les ouvriers de Mazamet ».

Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse le Mirail,  aujourd’hui Jean-Jaurès, Rémy Cazals est à l’origine de nombreux écrits sur sa ville natale de Mazamet.

Après avoir obtenu l’agrégation d’histoire en 1968, il a soutenu, en 1974, sa thèse de doctorat : Le mouvement ouvrier à Mazamet au début du XXe siècle (1903-1914) sous la direction de Rolande Trempé,  Il travaille sur la mémoire populaire, l’histoire ouvrière et les guerres. Il est président du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 14-18.   On lui doit de nombreux ouvrages dont le dernier « 500 témoins de la Grande Guerre », est paru aux Éditions midi-pyrénéennes, Edhisto en 2013.

Amitié et bienvenue à tous.

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Notre prochain « Café Jaurès » le 9 décembre

Charles Silvestre et les Grande Bouches
Le 9 décembre au Florida à 18 h

« Le centenaire passé, Jaurès restera », c’est sur ce thème que se tiendra notre prochain Café Jaurès, le 9 décembre, à 18 h au Florida, avec comme invité Charles Silvestre, ancien rédacteur en chef de « l’Humanité », auteur chez Privat de la « Victoire de Jaurès », et, par ailleurs de « Jaurès journaliste ».
La guerre de 14-18 avec ses dix millions de morts a été rien de moins qu’un massacre. L’histoire a donné raison à l’homme qui s’est dressé contre cette tragédie. Jaurès n’a pas seulement anticipé les désastres du premier conflit mondial, il a été le grand clairvoyant vis à vis de la colonisation, de l’affaire Dreyfus, de la loi de séparation des églises et de l’Etat, et plus encore dans la question sociale, dans ce que devrait être la gauche. Charles Silvestre relève les traces et l’héritage que nous laisse Jaurès pour aujourd’hui et pour demain.

A l’occasion de cette dernière rencontre de l’année, nous accueillerons également les Grandes Bouches pour un intermède musical autour de leur dernière publication, « Le bal républicain », un CD de très grande qualité augmenté de textes sur Jean Jaurès. Nous pourrons nous procurer ce CD sur place.

Pour le bureau.
Jean-Jacques ROUCH.

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